Sport
Massage après le Marseille-Cassis : quand et lequel choisir

Vous avez monté la Gineste, descendu vers Cassis, franchi la ligne, et le lendemain chaque marche d'escalier vous rappelle les 20 kilomètres. Vient alors la question du massage après le Marseille-Cassis : faut-il y aller, quand, et lequel choisir ? L'édition 2026 se court le dimanche 25 octobre. Je vous donne ici les repères que j'applique dans mon cabinet d'Endoume : le bon moment, la bonne pression, le massage qui convient à vos jambes. J'y ajoute ce que vous pouvez faire seul entre l'arrivée et la séance. J'ai été entraîneur de natation, pas de course à pied : c'est en praticien du massage que je vous réponds ici.
Ce que vivent les jambes après 20 km et la montée de la Gineste
Ce 20 km ne ressemble pas à une course sur le plat. Le parcours part du boulevard Michelet, près du Vélodrome, et monte jusqu'au col de la Gineste vers la mi-parcours. Il redescend ensuite longuement jusqu'à Cassis.
La montée sollicite les mollets, les fessiers et le bas du dos, quand on se penche vers l'avant pour tenir l'allure. La descente demande autre chose. À chaque foulée, l'avant des cuisses retient un corps qui voudrait accélérer, et les pieds glissent vers l'avant de la chaussure.
Si vous vous reconnaissez, la page Massage récupération sportive à Marseille détaille la séance, les tarifs et la réservation.
Le soir, le lendemain, le surlendemain
Le soir de la course, on se sent souvent plus fatigué que courbaturé. C'est le lendemain, et plus encore le surlendemain, que beaucoup de coureurs sentent vraiment leurs jambes. Descendre d'un trottoir devient un sujet, s'asseoir sur une chaise demande de la méthode, et l'avant des cuisses se rappelle à vous au moindre geste.
Les mollets restent durs au toucher et les pieds sont échauffés par 20 km de bitume. Le bas du dos garde souvent la trace de la montée. À cela s'ajoute une fatigue plus diffuse, qui n'est pas seulement musculaire : on a porté un objectif pendant des semaines, et le corps le relâche d'un coup.
Habitué du dénivelé ou première Gineste
Un coureur habitué au dénivelé ne ressentira pas la même chose qu'une personne qui découvre la Gineste. L'entraînement, l'allure choisie, les chaussures et la nuit de la veille comptent autant que la distance.
C'est pour cela que je commence toujours par quelques questions avant de poser les mains : où ça tire, et depuis quand. La séance se construit sur vos réponses, pas sur un protocole valable pour tous.
Quand se faire masser après le Marseille-Cassis ?
Il n'y a pas d'heure idéale, mais il y a des moments moins adaptés que d'autres. Ma réponse tient en une phrase : pas le jour même si vos jambes sont très chargées, plutôt 48 à 72 heures après, avec une pression plus douce.
Ces repères valent aussi pour un massage après un marathon ou un semi-marathon. Plus l'effort a été long, plus j'attends avant de travailler en profondeur.
Le jour même : laisser le corps redescendre
Juste après l'arrivée, les muscles sont encore dans l'effort : chauds, tendus, très sensibles au toucher. Un massage profond à ce moment-là est souvent désagréable, et je ne vois pas ce qu'il vous apporterait. Le dimanche soir, je préfère que vous marchiez un peu, que vous mangiez, que vous buviez et que vous dormiez.
Si vous avez vraiment envie d'un contact ce jour-là, vos propres mains posées sur les mollets suffisent. Ce n'est pas le moment de chercher la profondeur.
Entre 48 et 72 heures : le moment que je conseille
Le mardi ou le jeudi qui suivent la course, les jambes sont encore raides, mais le toucher redevient agréable. C'est le moment où je propose un premier massage. Je travaille plus large et plus lentement, avec des pressions enveloppantes plutôt que ponctuelles sur les zones les plus marquées.
Beaucoup de coureurs décrivent en sortant des jambes plus légères et l'envie de ralentir pour le reste de la journée. Je ne vous promets pas des courbatures envolées. Je vous propose un moment où le corps n'a plus rien à produire, et où vos jambes sont enfin portées.
Une semaine après, et au-delà
Une à deux semaines plus tard, quand les courbatures sont passées et que vous reprenez l'entraînement, un travail plus profond redevient possible. C'est là que je reviens sur ce qui s'est installé pendant la préparation. Un mollet toujours plus dur que l'autre, une hanche qui tire, un bas du dos fatigué par les sorties longues : ces tensions-là ne datent pas du dimanche.
Et avant le départ ?
Avant la course, je reste en surface. Une séance douce trois ou quatre jours avant suffit, et je déconseille un Deep Tissue appuyé dans les tout derniers jours. L'idée est d'arriver détendu sur la ligne de départ, pas avec des muscles qui découvrent une pression nouvelle à la veille de l'effort.
Quel massage choisir après une course de 20 km ?
Je propose quatre massages au cabinet. Après une course, trois ont vraiment du sens, selon ce que vous ressentez et le temps écoulé depuis l'arrivée.
Un Deep Tissue doux, pour les jambes et le bas du dos
Il se pratique sur table, à l'huile végétale neutre, en sous-vêtements et couvert d'un drap. Mon Deep Tissue est lent et profond, mais après une course je le règle plus doux. Je travaille avec le poids du corps, jamais avec la force, et jamais dans la douleur.
Je suis toute la chaîne qui a porté la course : les pieds, les mollets, l'arrière et l'avant des cuisses, les fessiers, puis les lombaires. Pour les deux jambes, comptez une heure, à 85 €. En 1h30, à 120 €, j'ai aussi le temps de revenir sur le dos et les épaules. Le format de 45 minutes, à 70 €, ne concerne que le dos : ce n'est pas le plus adapté après une course.
Le massage thaï, quand les hanches se sentent raides
Il se pratique au sol, sur un futon, habillé en vêtements amples et sans huile. Je travaille par acupressions lentes le long des lignes Sen, au rythme de votre respiration, avec des étirements doux des hanches et des jambes. C'est le massage que je conseille si vous vous sentez raide et bloqué plus que courbaturé.
Je le place plutôt en fin de semaine, quand les cuisses acceptent à nouveau d'être étirées. Beaucoup décrivent en se relevant des hanches plus libres et l'envie de marcher à grands pas. Les tarifs sont les mêmes que pour le Deep Tissue : 85 € l'heure, 120 € l'heure trente.
Le massage plantaire, pour des pieds qui ont tout encaissé
Pendant 20 km, vos pieds ont absorbé la montée, puis la descente vers Cassis. Le massage plantaire s'occupe des pieds et des mollets, sur table, habillé, les jambes dégagées. J'y mêle des acupressions issues du massage thaï, parfois au stylet de bois, et des manœuvres à l'huile.
Ce n'est pas de la réflexologie : je travaille le pied pour lui-même. En 45 minutes, à 70 €, c'est le format le plus léger. Il peut venir un peu plus tôt que les autres, dès que le toucher sur les mollets n'est plus désagréable.
Si vous hésitez entre deux massages
Appelez-moi au 06 25 64 25 52. Nous en parlons quelques minutes, et je vous oriente selon vos sensations du moment et le jour où vous pouvez venir.

Après l'arrivée à Cassis : ce que vous pouvez faire seul
Le massage n'occupe qu'une heure de votre semaine d'après-course. Le reste se joue dans vos nuits, dans vos pas et dans quelques gestes simples, à faire chez vous.
- Marcher dès le lundi, sans chercher la distance : une promenade à plat, au rythme de la conversation.
- Dormir plus que d'habitude les deux ou trois nuits qui suivent, et boire régulièrement sans vous forcer.
- Bouger dans l'eau si vous en avez l'occasion : quelques longueurs lentes ou de la marche dans le bassin, le corps porté, sans impact.
- Poser les jambes contre un mur quelques minutes le soir, allongé sur le dos : beaucoup aiment cette sensation de jambes enfin au repos.
- Rouler doucement une balle sous la voûte plantaire, assis, en restant toujours dans le confort.
- Masser vos mollets vous-même, à l'huile ou à la crème, par des gestes lents et enveloppants plutôt que par des pressions fortes.
- Garder des étirements doux, et laisser de côté ceux qui vous font grimacer tant que les courbatures sont là.
Ce que j'éviterais la première semaine
Je ne repartirais pas fort dès le mardi pour « faire tourner les jambes ». Une sortie très courte et très lente suffit si vous en avez envie. Je ne chercherais pas non plus la douleur avec un rouleau de massage sur des cuisses encore courbaturées : si vous grimacez, c'est trop.
Si une douleur est vive et localisée, si une zone gonfle, ou si vous boitez encore après quelques jours, consultez un médecin avant tout massage.

Du bord des bassins à la route de Cassis : mon regard d'entraîneur
J'ai entraîné l'équipe élite du Cercle des Nageurs de Marseille pendant vingt ans, sur trois olympiades. La natation n'est pas la course à pied, et je ne prétends pas vous préparer à une course sur route. Mais les jours qui suivent une grande échéance se ressemblent d'un sport à l'autre.
De ces vingt ans, je garde une conviction : une compétition ne s'arrête pas à la ligne d'arrivée. Les jours d'après font partie du programme, au même titre que l'entraînement. Un corps progresse quand il a le temps de redescendre, pas quand on enchaîne pour ne pas perdre le rythme.
Le souffle comme repère
Il y a aussi le souffle. Pendant une séance, votre respiration me dit si la pression est juste. Une expiration longue signifie que le corps accepte ; un souffle retenu, que j'appuie trop ou trop tôt.
Après une course, ce repère compte encore plus. Des jambes courbaturées sont souvent plus sensibles qu'elles n'en ont l'air. Je règle donc la pression sur votre respiration, pas sur une intensité décidée à l'avance.
Un temps pour clore la course
Je ne suis ni kinésithérapeute ni préparateur physique. Ce que je propose après une course est un massage de bien-être, non thérapeutique : une heure pour relâcher, après des semaines passées à tenir un plan.
Pour beaucoup, c'est une façon de clore vraiment la course, quelques jours après la ligne. Vous avez donné à la Gineste ce qu'elle demandait : vos jambes ont ensuite droit à leur tour.
Questions fréquentes
Peut-on se faire masser le lendemain d'une course de 20 km ?
Oui, si le toucher reste agréable, mais je garde alors une pression très légère, plutôt sur les pieds et les mollets. Le lendemain, les courbatures sont souvent en train de s'installer et les cuisses supportent mal un travail appuyé. Si vous ne pouvez venir que ce jour-là, dites-le-moi en arrivant : j'adapte la séance, quitte à rester en surface.
Un massage fait-il disparaître les courbatures ?
Je ne vous le promets pas. Les courbatures passent d'elles-mêmes en quelques jours, avec le repos et le mouvement doux. Ce que beaucoup décrivent après la séance, c'est un corps plus détendu et l'impression d'avoir enfin posé la course. Le massage est un moment de relâchement dans votre semaine d'après-course, pas un raccourci.
Deep Tissue ou massage thaï après le Marseille-Cassis ?
Si vos jambes sont surtout lourdes et courbaturées, je conseille un Deep Tissue doux, sur table et à l'huile, dans les deux ou trois jours qui suivent. Si vous vous sentez raide des hanches au bas du dos, le massage thaï au sol, habillé, avec ses étirements doux, convient mieux en fin de semaine. Les deux sont au même tarif, 85 € pour une heure de séance.
Je cours le Marseille-Cassis pour la première fois : dois-je prévoir un massage ?
Ce n'est pas une obligation. Beaucoup de coureurs s'en passent, avec du repos, de la marche et de bonnes nuits. Si vous avez envie d'offrir à vos jambes un temps de relâchement après des semaines de préparation, c'est un bon moment pour découvrir le massage. Dites-moi simplement en réservant que c'est votre première course de cette distance : je commence plus doucement.
Comment réserver et régler un massage après la course ?
La réservation se fait en ligne, avec un créneau confirmé tout de suite par email, ou par téléphone au 06 25 64 25 52. Si vous visez le mardi ou le jeudi après la course, réservez avant le départ. Le règlement se fait sur place, après la séance, en espèces, par chèque ou par Wero : je ne prends pas la carte bancaire.
Après le Marseille-Cassis, laissez passer le dimanche : marchez, mangez, dormez. Le mardi ou le jeudi, offrez à vos jambes un massage doux, puis gardez le travail profond pour la reprise. Le Deep Tissue convient aux jambes lourdes, le thaï au corps raide, le plantaire aux pieds fatigués par la route. Je vous reçois sur rendez-vous à Endoume, avec une pression réglée sur ce que vos jambes peuvent recevoir ce jour-là.
Pour aller plus loin
- Activité physique et santé (Assurance Maladie)

L'auteur
Julien JacquierPraticien en massages bien-être à Endoume, Marseille 7e. Pendant vingt ans, entraîneur de l'équipe élite du Cercle des Nageurs de Marseille.
Les massages proposés au cabinet sont des soins de bien-être. Ils ne sont pas thérapeutiques et ne remplacent pas un avis médical.
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Réservez une séance au cabinet d'Endoume : nous choisissons ensemble ce dont votre corps a le plus besoin.


